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04/10/2012

LES REGIONS FRANCAISES par LOR.T - 18/27 tableaux

"LORRAINE" par LOR.T - huile sur toile - 0,80 m x 0,80 m - Tous droits réservés

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De l’utilité d’enseigner l’histoire des femmes… parce qu’aucune de nos régions n’est épargnée par le risque de voir l’apartheid anti-femmes appliqué sur son territoire comme il l’a été à Nancy en juillet 2012. 

Pour mieux éclairer notre sujet, braquons le projecteur sur trois façons dont l’apartheid peut s’exprimer en prenant comme angle d’attaque quatre éditions des Jeux olympiques* (J.O.) :

 

I.       L’apartheid anti-juif / 1936            

II.             "           anti-noir / 1976

III.            "           anti-intellectuels, anti-femmes / 1992

IV.           "           anti-femmes / 2012

 

I. L’apartheid anti-juif

Le contexte politique allemand était connu de tous lorsque le Comité International Olympique (C.I.O.) a accordé l’organisation des Jeux olympiques de 1936 à l'Allemagne. Ces jeux furent maintenus malgré de nombreux appels au boycott. 

 

Ce sont les médailles obtenues par un athlète états-unien noir, le magnifique Jesse Owens, qui auront permis d'adresser un pied de nez au furher et à cette "Amérique" où sévissait la ségrégation "raciale".

 

C’est une femme, Leni Riefenstahl, qui a mis son génie au service d’Adolf Hitler en réalisant deux films sur les Jeux Olympiques de Berlin et fait rayonner l’idéal aryen. Dans la collaboration très étroite et active, il se trouve des femmes aussi.

 

Pour se maintenir dans la durée et donner toutes les chances à leurs vœux d’expansionnisme de se réaliser, les régimes totalitaires ont toujours su se servir du levier puissant que représente le sport sur la scène internationale.

 

Aurions-nous déjà oublié l’époque des grandes chasses à l’homme : aux juifs, aux homosexuels, aux communistes ? Et les émigrations massives, les déportations, le travail obligatoire, la nuit de cristal et… la solution finale ?

 

II. L’apartheid anti-noir

En 1976, c’est à Montréal qu’eurent lieu les Jeux olympiques. L’Afrique du Sud unanimement dénoncée pour sa politique de ségrégation "raciale" était exclue des Jeux.

 

Pour protester contre la présence de la Nouvelle Zélande à qui il était reproché d’avoir envoyé une de ses équipes de rugby en tournée en Afrique du Sud, il fut demandé aux athlètes africains de se retirer des compétitions (ce que firent environ 700 athlètes). Le secrétaire général du Conseil des Sports d’Afrique s'expliqua sur les raisons qui avaient présidé à cette décision, le boycott étant un symbole, déclarait-il, un message destiné aux autres hommes de la Terre

 

Cette décision inscrite dans la lutte anti-apartheid ne fut contestée que par deux pays africains. Il y avait consensus sur la nécessité du combat pour la dignité de l’homme noir. Le maître mot était solidarité.

 

III. L’apartheid anti-intellectuels et anti-femmes

En 1992, c’est à Barcelone que se sont déroulés les Jeux olympiques.

 

L’Algérie vivait sous le règne de la terreur, les islamistes s'abattaient sur les intellectuels -écrivains, journalistes- et les femmes au mode de vie jugé trop « occidentalisé ». La presse fut particulièrement touchée. Là encore, l’émigration a été une planche de salut pour nombre d’entre elles et d'eux. La fuite...

 

Alors que les islamistes faisaient de leur désir de conquête de l'Algérie une épouvantable réalité, c'est une femme, l'athlète algérienne Hassiba Boulmerka, qui, participant aux Jeux olympiques de Barcelone,  remportait pour son pays meurtri une médaille d’or, sa première médaille en or, en courant en short et cheveux aux vents.

 

Chapeau bas Mme Boulmerka !   (cf. Barcelona1992LOR.T.jpg en haut, au centre)

 

LOR.T peintresse

N.B. le point IV sera développé en note 19.

* Rappelons que la première édition des J.O. ne comportait pas de femmes... 

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